Fiscalité des frontaliers

Imposition en Suisse ou en France : comment ça marche ?

Vous travaillez en Suisse et résidez en France ? Votre régime fiscal dépend directement du canton où vous exercez votre activité. À Genève, l’impôt est prélevé à la source, tandis que dans d’autres cantons comme Vaud, Valais, Neuchâtel ou Jura, vos revenus sont imposés en France. Comprendre ce fonctionnement est essentiel pour savoir où et comment déclarer vos salaires suisses, éviter les erreurs et réduire le montant de vos impôts. Nos conseillers accompagnent les frontaliers gratuitement afin de vous aider à optimiser votre fiscalité. Connectez-vous sur votre espace pour en savoir plus.

Comprendre l’imposition des frontaliers : deux régimes fiscaux possibles

L’imposition d’un frontalier dépend directement du canton dans lequel il travaille. Certains cantons appliquent une imposition à la source en Suisse, tandis que d’autres relèvent d’une déclaration en France. Ce régime ne se choisit pas librement : il dépend de votre canton d’emploi, de votre situation familiale et parfois de votre présence sur le territoire suisse. Bien comprendre ces mécanismes permet d’éviter les erreurs de déclaration et d’anticiper correctement le montant de vos impôts.

Le canton d’emploi détermine si vos impôts sont prélevés en Suisse ou déclarés en France.

Votre situation familiale (mariage, enfants, résidence séparée) influence directement votre fiscalité.

Une présence régulière en Suisse pour raisons professionnelles peut modifier votre statut fiscal.

Comparer les régimes d'imposition

L’imposition d’un frontalier ne dépend pas seulement du canton de travail : votre lieu de résidence, votre situation familiale, vos revenus et vos choix financiers influencent directement le montant de vos impôts. Comprendre ces critères est essentiel pour savoir où vous serez imposé et quelles optimisations mettre en place.

Qui est concerné ?

Selon votre canton d’emploi, vos revenus sont imposés en France et non à la source en Suisse. C’est le cas pour les cantons listés ci-dessous.

Imposés en France
Vaud – Valais – Jura – Neuchâtel – Berne – Bâle Ville – Bâle Campagne – Soleure

Vous percevez votre salaire sans retenue à la source. Vous devez créer et ajuster vos acomptes sur impots.gouv.fr ; un prélèvement mensuel est alors appliqué automatiquement.

Oublier de paramétrer l’acompte, mal arbitrer entre frais réels et forfait 10 %, ne pas isoler les heures supplémentaires ou négliger la modulation du PAS : ces erreurs génèrent souvent une régularisation coûteuse.

Oui : frais réels (trajets, repas, équipements), heures supplémentaires partiellement exonérées, versements sur PER, et autres charges déductibles. Idéalement à activer dès le début d’activité.

Oublier de paramétrer l’acompte, mal arbitrer entre frais réels et forfait 10 %, ne pas isoler les heures supplémentaires ou négliger la modulation du PAS : ces erreurs génèrent souvent une régularisation coûteuse.

Comparer les régimes d’imposition entre la France et la Suisse pour comprendre où un frontalier est imposé selon son canton, sa résidence et sa situation personnelle

Qui est concerné ?

Dans certains cantons, l’impôt est prélevé directement par l’employeur sur votre salaire. Vous relevez alors de l’imposition à la source en Suisse.

Imposés en Suisse
Genève – Fribourg – Lucerne – Argovie

L’impôt est retenu à la source selon un barème cantonal qui intègre votre situation familiale. Une procédure de rectification annuelle permet d’ajuster votre taux et vos déductions.
Ne pas déposer la demande de rectification dans les délais, ignorer les déductions admises ou fournir des justificatifs incomplets : autant d’erreurs qui font perdre des économies d’impôt.
Selon le canton et votre profil, certaines charges et situations (frais, enfants, retraite complémentaire) sont prises en compte lors de la rectification annuelle pour réduire l’impôt à la source.
Évaluez votre imposition à la source selon votre canton, votre revenu et votre situation familiale. Le simulateur met aussi en avant les leviers d’optimisation potentiels.
Comparer les régimes d’imposition entre la France et la Suisse pour comprendre où un frontalier est imposé selon son canton, sa résidence et sa situation personnelle
Beaucoup de frontaliers se trompent sur leur régime d’imposition dès la première année : oubli de déclaration, acompte mal configuré, absence d’optimisation… Résultat : une régularisation parfois lourde et coûteuse. Chaque situation étant unique (canton, résidence, situation familiale), un accompagnement personnalisé permet d’éviter ces erreurs et de réduire le montant de vos impôts. Un sevrice proposé par le Web Frontalier, en ligne uniquement.
guillaume

Guillaume,

Expert en fiscalité frontalière

Questions fréquentes sur l'imposition des frontaliers

Découvrez les réponses aux interrogations les plus courantes des frontaliers sur la fiscalité en Suisse et en France.

Comment savoir si je suis imposé en France ou en Suisse ?

Tout dépend du canton dans lequel vous travaillez. Certains appliquent l’imposition à la source en Suisse, tandis que d’autres relèvent d’un accord fiscal bilatéral qui impose vos revenus en France.

Exemple : un frontalier travaillant dans le canton de Vaud est imposé en France, tandis qu’à Genève l’impôt est directement prélevé à la source.

Un conseiller fiscal spécialisé frontaliers peut confirmer précisément votre situation.

En France, vous devez créer une provision sur votre espace impots.gouv dès le début de votre activité. Cela permet d’étaler vos paiements et d’éviter une régularisation importante l’année suivante.

En Suisse, l’impôt est prélevé automatiquement à la source chaque mois par l’employeur.

Nos outils vous aident à ajuster vos acomptes et à optimiser vos paiements dès le départ.

Plusieurs leviers existent : frais réels (déplacements, repas, équipements), cotisations à un PER ou à un 3e pilier, prise en compte des enfants à charge…

Chaque situation est différente et nécessite une analyse personnalisée.

Un expert fiscal frontalier peut identifier les déductions les plus adaptées à votre profil.

Non, sauf en cas de changement de canton de travail, de résidence principale ou de situation familiale (mariage, divorce, etc.).

Le régime dépend avant tout du canton et des conventions fiscales en vigueur.

Anticiper un changement de situation évite de mauvaises surprises.

En principe non, car la convention fiscale franco-suisse évite la double imposition. Mais une mauvaise déclaration peut entraîner des erreurs et des régularisations coûteuses.

Exemple : certains frontaliers oublient de cocher certaines cases sur leur déclaration en ligne, entraînant une imposition erronée.

Un suivi fiscal régulier est la meilleure garantie pour éviter ce type de problème.

Vos outils pour faire le bon choix

Simulateur fiscal

Estimez votre impôt en fonction de votre canton, de vos revenus et de votre situation familiale.

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